Étude de Marché France

Secteur

Études de marché : Immobilier & Espaces

L'immobilier français sort de deux années de purge. Après le pic de 1,2 million de transactions en 2021, la remontée brutale des taux a fait chuter le marché sous les 800 000 ventes annuelles en 2024 d'après les données notariales, entraînant la disparition de centaines d'agences. La détente monétaire amorcée ensuite redonne de l'air : les volumes se redressent progressivement et les professionnels qui ont survécu se partagent un marché assaini, avec moins de concurrents et des vendeurs revenus à des prix réalistes.

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Le marché en bref

Immobilier & Espaces : ce qu'il faut savoir en 2026

C'est paradoxalement un bon moment pour entreprendre. Ouvrir une agence immobilière en 2026, c'est entrer sur un marché où les fonds de commerce se négocient à des valorisations raisonnables et où la gestion locative (revenus récurrents, contrats pluriannuels) sert d'amortisseur aux cycles de la transaction. Le modèle du mandataire sans local, qui capte désormais une part significative des ventes selon la FNAIM, oblige par ailleurs les agences traditionnelles à justifier leurs honoraires par un vrai service : photo professionnelle, home staging, pilotage juridique.

L'autre visage du secteur, c'est l'immobilier d'exploitation. Le travail hybride s'est installé durablement et le flex office est estimé à 1,3 milliard d'euros en France, avec environ 3 700 espaces recensés. Notre étude sur le coworking montre que le marché sort de sa phase pionnière : les indépendants n'en sont plus les seuls clients, les PME et les grands comptes signent des contrats de plusieurs dizaines de postes, et les villes moyennes deviennent le nouveau front de développement, loin de la saturation parisienne.

L'hébergement touristique constitue le troisième pan du secteur. La France compte près d'un million d'annonces de location courte durée, un parc que la loi Le Meur de novembre 2024 vient réencadrer (abattements fiscaux réduits, numéro d'enregistrement, quotas communaux). Ce durcissement renforce la valeur des conciergeries de location courte durée, qui gèrent les biens contre 15 à 25 % de commission. En parallèle, les gîtes et chambres d'hôtes séduisent les porteurs de projet en quête de sens et de patrimoine, avec un cadre réglementaire précis (déclaration en mairie, limite de cinq chambres) et des revenus tirés par le tourisme vert et l'arrière-saison.

Les points de vigilance diffèrent selon le projet. Pour l'agence : carte professionnelle T de la loi Hoguet, garantie financière, assurance RCP et aptitude professionnelle (diplôme ou expérience), sans oublier un cycle de trésorerie où les honoraires n'arrivent qu'à l'acte authentique. Pour le coworking : un bail long et coûteux signé avant le premier euro de revenu, et un taux de remplissage à construire mois après mois. Dans les deux cas, une étude de marché sectorielle chiffre la demande locale, les prix pratiqués et les ratios de référence, et donne à votre business plan la crédibilité qu'exige un financeur.

FAQ

Questions fréquentes : immobilier

Pour aller plus loin, consultez nos guides gratuits sur l'étude de marché.

Faut-il une carte professionnelle pour ouvrir une agence immobilière ?

Oui : la carte T (transaction), délivrée par la CCI dans le cadre de la loi Hoguet, est obligatoire pour réaliser des ventes ou des locations pour le compte de tiers. Elle exige une aptitude professionnelle (licence en droit ou immobilier, BTS professions immobilières, ou expérience salariée de 3 à 10 ans selon le diplôme), une garantie financière et une assurance responsabilité civile professionnelle. Ajoutez la carte G si vous faites de la gestion locative.

Agence traditionnelle ou réseau de mandataires : quel modèle choisir ?

Le mandataire démarre avec très peu de charges (pas de local, pas de salarié) et reverse 10 à 30 % de ses honoraires à son réseau, tandis que l'agence supporte un loyer et une équipe mais capitalise sur une vitrine, une marque locale et un portefeuille de gestion revendable. En 2026, les réseaux de mandataires captent une part significative des transactions, mais la valeur patrimoniale se construit surtout en agence. Notre étude compare la rentabilité des deux modèles sur cinq ans.

Quel budget pour ouvrir un espace de coworking ?

L'aménagement représente le poste principal : comptez 800 à 2 000 € par m² selon le standing, soit 400 000 à 1 000 000 € pour un espace de 500 m², hors dépôt de garantie du bail. Le seuil de rentabilité se situe généralement autour de 70 à 80 % de taux d'occupation, atteint en 12 à 24 mois sur un emplacement bien choisi. Les formats hybrides (bureaux privés + postes nomades + salles de réunion à l'heure) sécurisent mieux les revenus que le 100 % open space.

Le marché immobilier repart-il vraiment en 2026 ?

Les indicateurs convergent vers une reprise progressive : détente des taux de crédit, retour des primo-accédants et stocks de biens qui se normalisent après la correction des prix de 2023-2024. Les notaires anticipent un retour au-dessus de 900 000 transactions annuelles à moyen terme, sans retrouver l'euphorie de 2021. Pour un créateur d'agence, l'enjeu n'est pas le volume national mais la dynamique de sa zone : c'est précisément ce qu'une étude de marché locale permet d'objectiver.