Étude de Marché France
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Le marché de la conciergerie de location courte durée en France · Étude 2026

4,8(13 avis)
67 pagesFormat PDFMis à jour juillet 20264 sources officielles

La question qui décide de la viabilité d'une conciergerie, faut-il une carte professionnelle, a une réponse : elle est écrite dans la loi depuis 2014, et le secteur ne cite jamais l'article qui la donne. 67 pages qui vérifient le droit sur pièce, remontent chaque chiffre à sa source, et disent qui finance ces sources.

  • Le critère exact qui déclenche la carte professionnelle, écrit dans la loi depuis 2014, et le tableau opérationnel de ce que vous pouvez faire sans carte et de ce qui l'exige.
  • Les deux erreurs de raisonnement du secteur : pourquoi « je ne touche pas les fonds » ne vous protège pas, et pourquoi la vraie barrière du métier n'est pas le capital mais l'aptitude professionnelle.
  • Les sanctions réelles, articles à l'appui, dont l'article 16 que le secteur ne cite jamais, et la sanction civile la plus probable : la privation totale du droit à rémunération.
  • Ce que personne n'écrit : aucune décision de justice n'existe sur les conciergeries. Le risque est doctrinal, et le « jugement » que diffusent les vendeurs de conformité est un faux.

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PDF de 67 pages · mis à jour le 16 juillet 2026

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Sources officielles
  • Loi Hoguet
  • Judilibre
  • Loi n° 2024-1039
  • Art. 293 B du CGI

Chiffres clés

Le marché en 4 chiffres

Le mandat
Le critère qui déclenche la carte professionnelle

Source : Loi Hoguet, art. 1-1, 1° (en vigueur depuis le 27/03/2014)

Aucune
Décisions de justice sur les conciergeries

Source : Judilibre, vérifié en juillet 2026

20 mai 2026
Entrée en vigueur de l'enregistrement national

Source : Loi n° 2024-1039, art. 1, II

37 500 €
Franchise en base de TVA, prestations de services

Source : Art. 293 B du CGI, 2026

Chiffres détaillés, sourcés et commentés dans l'étude complète de 67 pages.

Présentation

Pourquoi cette étude

Une conciergerie de location courte durée doit-elle détenir une carte professionnelle ? Le secteur répond oui ou non selon ce qu'il vend. La loi, elle, répond par un critère. L'article 1-1, 1° de la loi Hoguet, en vigueur depuis le 27 mars 2014, dispose que la location saisonnière relève de la gestion immobilière « lorsqu'elle constitue l'accessoire d'un mandat de gestion ». C'est le mandat de gestion qui déclenche la carte, pas le ménage ni la remise des clés. Cette étude expose ce critère, en tire un partage opérationnel entre ce qui peut être fait sans carte et ce qui l'exige, et démonte les deux erreurs de raisonnement les plus répandues du métier, à commencer par le fameux « je ne touche pas les fonds, donc je n'ai besoin de rien », qui confond la dispense de garantie financière avec une dispense de carte.

Elle dit aussi ce que personne n'écrit : le risque est réel en droit, mais il n'est adossé à aucune décision de justice. Aucune jurisprudence n'existe sur les conciergeries, ni en Cour de cassation ni en cour d'appel. Les deux seules sources qui circulent se contredisent, et l'une est un faux : le « jugement de Tours » que diffusent des vendeurs de conformité est invérifiable, et le numéro de rôle qui l'accompagne renvoie en réalité à une saisie immobilière bancaire. L'étude chiffre en revanche les sanctions encourues, y compris l'article 16 que le secteur ne cite jamais, et la sanction civile la plus probable : la privation totale du droit à rémunération, sans aucun fondement de substitution admis.

Sur les chiffres, la vérification a produit un résultat que nous n'attendions pas : la chaîne du sourçage de ce marché s'effondre à chaque maillon. Le cabinet qui fonde les « 43 Md€ de retombées » se désavoue lui-même en page 14, son rapport est hébergé sur le domaine presse d'Airbnb et bâti sur un sondage interne à Airbnb. Le ministère justifie ses « 800 000 meublés » en s'appuyant sur le syndicat du secteur, tout en reconnaissant que l'estimation est avancée « sans étayer les sources ». Or ce syndicat compte un demi-salarié et son secrétariat est assuré par une agence de lobbying dont Airbnb, Expedia et leboncoin déclarent être membres. Sur ce marché, la question « qui finance la source ? » n'est pas accessoire : elle est décisive, et c'est la règle de lecture de toute l'étude.

Le reste suit la même méthode. L'état des acteurs est vérifié au greffe, et aucun des trois que cite le secteur n'est ce qu'on prétend : le seul qui gagne de l'argent est une filiale d'Airbnb, autrement dit le fournisseur d'audience de la conciergerie est aussi son concurrent. La loi Le Meur est en vigueur depuis le 20 mai 2026, mais le téléservice qui doit permettre de s'y conformer n'est pas ouvert aux loueurs. Et nous ne publions ni budget de lancement, ni revenu par mandat, ni seuil de rentabilité, parce qu'aucun n'est mesuré : à la place, un modèle en variables, les seuils fiscaux réels, et deux fenêtres datées que la plupart des créateurs laissent passer sans le savoir. Dernière mise à jour : 16 juillet 2026.

Contenu

Ce que vous obtenez

  • Le critère exact qui déclenche la carte professionnelle, écrit dans la loi depuis 2014, et le tableau opérationnel de ce que vous pouvez faire sans carte et de ce qui l'exige.
  • Les deux erreurs de raisonnement du secteur : pourquoi « je ne touche pas les fonds » ne vous protège pas, et pourquoi la vraie barrière du métier n'est pas le capital mais l'aptitude professionnelle.
  • Les sanctions réelles, articles à l'appui, dont l'article 16 que le secteur ne cite jamais, et la sanction civile la plus probable : la privation totale du droit à rémunération.
  • Ce que personne n'écrit : aucune décision de justice n'existe sur les conciergeries. Le risque est doctrinal, et le « jugement » que diffusent les vendeurs de conformité est un faux.
  • Les quatre chiffres du marché démontés un par un : un cabinet qui se désavoue en page 14, un chiffre d'État circulaire, un syndicat qui est une agence de lobbying, et une source qui ne publie pas ce qu'on lui prête.
  • L'état réel des acteurs vérifié au greffe, et le seul d'entre eux qui gagne de l'argent : une filiale de la plateforme dont dépendent tous les autres.
  • La loi Le Meur en pratique : les trois vagues d'entrée en vigueur, le 20 mai 2026, le téléservice qui n'existe pas encore, et les 100 000 € d'amende de l'aide à la fraude par un intermédiaire.
  • Les seuils réels et deux fenêtres datées : la franchise de TVA à 37 500 €, l'ACRE tombée à 25 % depuis le 1er juillet 2026, et le versement libératoire ouvert jusqu'au 31 octobre 2026.

Sommaire

Sommaire détaillé : 67 pages

1. Cadrage stratégique
  • La problématique : sous quel statut lancer une conciergerie
  • Les cinq hypothèses testées, et leur verdict
  • La méthode, et la règle propre à ce marché : qui finance la source
  • Le périmètre : aucun code d'activité ne désigne la conciergerie
2. Le statut juridique : la question que le secteur esquive
  • Le critère : le mandat de gestion, et non le ménage
  • Le refuge « ce n'est que du tourisme » fermé par le code du tourisme
  • Ce que vous pouvez faire sans carte, et ce qui l'exige
  • Les deux erreurs de raisonnement du secteur
  • Les sanctions : articles 14, 16 et 17-1
  • Le risque civil : la privation totale du droit à rémunération
  • Ce qui n'est pas tranché, et le jugement qui n'existe pas
3. La loi Le Meur : en vigueur, sans outil
  • Les trois vagues d'entrée en vigueur
  • Le 20 mai 2026, et le téléservice qui n'est pas ouvert aux loueurs
  • Les 100 000 € de l'aide à la fraude par un intermédiaire
  • La fiscalité du meublé : l'origine réelle du 30 %
  • Le DPE, les quotas et le plafond abaissé : ce qui est vrai
4. Le marché : une chaîne de sources qui s'effondre
  • Les quatre chiffres démontés
  • Le cabinet qui se désavoue en page 14
  • Le chiffre circulaire de l'État, et le syndicat qui le fonde
  • Ce qui reste mesurable, et ce qui ne l'est pas
5. Notre étude terrain et ses limites
  • Ce que nous avons vérifié sur pièce, et comment
  • Ce que la vérification a révélé
  • Ce que nous n'avons pas fait, et votre protocole
  • Les limites à porter à la connaissance de votre banque
6. Analyse concurrentielle
  • L'état réel des acteurs, vérifié au greffe
  • L'enseigne qui n'est pas une société, et le plan de dix ans
  • Le seul acteur bénéficiaire : une filiale de la plateforme
  • Un marché dont le nombre d'acteurs n'est pas mesurable
7. Offre, positionnement et commissions
  • Le « 15 à 25 % » démonté : les barèmes réellement publiés
  • La question de l'assiette, que le secteur escamote
  • Le périmètre du service est un choix juridique avant d'être commercial
  • Le revenu par mandat : non mesuré, et votre protocole de relevé
8. Analyse commerciale
  • L'acquisition de mandats : ce qui est documenté, et ce qui ne l'est pas
  • Quand le fournisseur d'audience est aussi le concurrent
  • Le modèle de CAC et de LTV en variables nommées
  • Le seuil de TVA et la zone morte de 37 500 € à 45 000 €
9. Modèle économique, statut et seuils
  • Pourquoi nous ne publions aucun budget type
  • Les seuils réels, et le feuilleton du seuil à 25 000 €
  • Les cotisations réelles, et l'ACRE tombée à 25 %
  • La fenêtre du versement libératoire
  • Les trois scénarios en variables
10. Risques et points de vigilance
  • Le risque Hoguet : le certain et le non établi
  • Les 100 000 € de l'aide à la fraude
  • Le risque de dépendance à un canal détenu par un concurrent
  • La synthèse des risques, qualifiés et non chiffrés
11. Recommandation stratégique : plan 12 mois
  • La recommandation centrale : une décision d'architecture
  • Les fenêtres datées, et celle qui se referme le 31 octobre 2026
  • Le plan par phases : 0-3, 3-6 et 6-12 mois
  • Les vérifications avant d'engager de l'argent
  • Ce qu'il ne faut pas faire
12. Méthodologie et sources détaillées
  • Comment lire les chiffres, et qui finance chaque source
  • Ce que nous avons délibérément refusé d'écrire
  • Sources, liens et niveaux de fiabilité
  • Les chiffres écartés, et le motif de chacun

Aperçu

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Vous disposez d'un socle où chaque donnée est soit sourcée et datée, soit étiquetée comme estimation avec son calcul apparent, et de la liste des chiffres du secteur à ne plus reprendre.

Avis clients

Ce qu'en disent nos clients

4,8(13 avis)
« J'allais signer mes premiers mandats sans me poser la question du statut. Le chapitre sur la loi Hoguet m'a fait revoir tout le périmètre de mon offre avant de démarrer, et ma conseillère a souligné la qualité des sources citées. »
Julie M.Création d'une conciergerie sur le bassin d'ArcachonAchat vérifié
« La partie loi Le Meur est limpide : j'ai pu répondre aux questions de mes premiers propriétaires sans improviser. Il manque un focus sur quelques micro-marchés insulaires, d'où mon 4 sur 5, mais l'essentiel y est. »
Romain D.Reconversion après 12 ans dans l'hôtellerieAchat vérifié
« J'hésitais entre gérer moi-même et déléguer. L'étude m'a surtout appris à lire une grille de commission : sans savoir sur quelle assiette elle porte, un taux affiché ne veut rien dire. J'ai négocié mon contrat en connaissance de cause. »
Sébastien L.Gestion de trois meublés en investissement locatif à AnnecyAchat vérifié
« Dossier accepté du premier coup. C'est la seule étude que j'ai lue qui dit franchement ce qu'elle ne sait pas au lieu de combler les trous, et le comité de crédit l'a relevé. »
Claire F.Business plan présenté à la banque et à BpifranceAchat vérifié

FAQ

Vos questions sur cette étude

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Une conciergerie doit-elle détenir une carte professionnelle ?

La réponse est un critère, pas un oui ou un non. L'article 1-1, 1° de la loi Hoguet, en vigueur depuis le 27 mars 2014, dispose que la location saisonnière relève de la gestion immobilière « lorsqu'elle constitue l'accessoire d'un mandat de gestion ». C'est donc le mandat de gestion qui déclenche la carte, et non le ménage, le linge ou la remise des clés. Le chapitre 2 expose ce critère, en tire un tableau de ce qui est possible sans carte et de ce qui l'exige, et démonte l'idée reçue selon laquelle ne pas encaisser les loyers suffirait à s'en dispenser : le décret de 1972 dispense alors de la garantie financière, pas de la carte.

Existe-t-il une jurisprudence sur les conciergeries ?

Non, et c'est une information de première importance que nous assumons de publier. Nous n'avons trouvé aucune décision, ni en Cour de cassation ni en cour d'appel, sur Judilibre. Le risque est donc réel en droit mais doctrinal, non jurisprudentiel. Nous signalons aussi que le « jugement de Tours » que diffusent certains vendeurs de conformité est invérifiable, et que le numéro de rôle qui l'accompagne renvoie en réalité à une saisie immobilière bancaire. Le biais joue dans les deux sens sur ce marché : certains minimisent la contrainte pour vendre l'installation, d'autres la dramatisent pour vendre de la conformité.

Quelles sont les sources utilisées et de quand datent les chiffres ?

Des sources primaires vérifiées une par une : Légifrance et Judilibre pour le droit, les comptes déposés au greffe pour les acteurs, la Direction générale des entreprises et service-public pour l'enregistrement national, l'open data de la HATVP pour le financement des sources, le BOFiP et impots.gouv.fr pour la fiscalité. Mise à jour le 16 juillet 2026. Chaque donnée est datée, son périmètre est précisé, et le niveau de fiabilité de chaque source est indiqué en fin d'étude, y compris lorsque la source est une partie intéressée au sujet qu'elle mesure.

Pourquoi l'étude ne donne-t-elle ni budget de lancement ni revenu par mandat ?

Parce qu'aucun des deux n'est mesuré publiquement. Aucun code d'activité ne désigne la conciergerie, si bien que le nombre même d'acteurs français n'est pas mesurable, et les chiffres qui circulent proviennent de sites qui vendent des fonds de commerce ou de la formation. Plutôt que d'inventer une moyenne, l'étude fournit un modèle en variables, un protocole de relevé local, et surtout les seuils qui, eux, sont parfaitement établis et datés : la franchise de TVA à 37 500 €, les cotisations réelles, et deux fenêtres de calendrier que la plupart des créateurs laissent passer.

Que contient l'étude que je ne trouverais pas gratuitement en ligne ?

Le travail de vérification, qui change les conclusions. Les contenus gratuits reprennent les uns des autres des chiffres qu'aucun n'a ouverts. Nous avons ouvert les sources : un cabinet qui se désavoue en page 14, un chiffre d'État qui s'appuie sur le lobby qui s'appuie sur les plateformes, une enseigne nationale qui n'est pas une société, un numéro de jugement qui renvoie à une autre affaire, et un seul acteur bénéficiaire qui se trouve être une filiale de la plateforme dont tous les autres dépendent.

Cette étude est-elle adaptée à un business plan présenté en banque ?

Oui, c'est son usage principal. Les chapitres 2, 8 et 9 fournissent l'architecture juridique, les seuils réels et un modèle économique en variables que vous remplissez avec vos propres relevés. L'étude comporte en outre une section explicite sur ses propres limites, à porter à la connaissance de votre conseiller. Un dossier qui dit ce qu'il ignore tient mieux devant un comité de crédit qu'un dossier qui affirme tout.

Sous quel format l'étude est-elle livrée ?

Au format PDF de 67 pages, envoyé par email sous 24 h ouvrées après règlement, accompagné de votre facture. L'achat est satisfait ou remboursé pendant 14 jours.

Méthodologie & sources

Des chiffres vérifiables, pas des estimations

Chaque donnée de cette étude est datée et rattachée à sa source. Nous ne publions aucun chiffre que vous ne pourriez pas retrouver et citer devant votre banque.

  • Sources officielles : INSEE, Banque de France, ministères et fédérations professionnelles.
  • Chiffres millésimés : chaque donnée porte son année et son organisme d'origine.
  • Données recoupées : plusieurs sources croisées pour fiabiliser les ordres de grandeur.
  • Révisions datées : l'étude affiche la date de sa dernière mise à jour.
Voir notre méthodologie

4 sources officielles citées dans cette étude.

Pour aller plus loin

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