Présentation
Pourquoi cette étude
Le secteur des activités de nettoyage réalise 21,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires hors taxes, dernier millésime publié par l'INSEE (Ésane 2023, diffusé le 18 septembre 2025). Ce montant recouvre 134 112 unités légales, dont seulement 17 261 emploient au moins un salarié, et 590 387 salariés qui ne représentent que 368 044 équivalents temps plein. La branche communique de son côté sur « 21 milliards d'euros », « près de 15 000 entreprises » et « plus de 600 000 emplois », sans année de référence ni méthodologie publiée. Cette étude ne recopie pas ces chiffres : elle les recompte sur les fichiers de la statistique publique et dit ce que chaque compteur mesure réellement.
Le fait économique central du marché est un effet de ciseau documenté par l'INSEE. Depuis 2021, le prix du nettoyage de bureaux a progressé de 7,6 % et celui des marchés publics de 7,0 %, quand le SMIC horaire gagnait 19,4 % et que les frais de personnel absorbaient 88,0 % de la valeur ajoutée du secteur. Le taux de marge tombe à 7,1 % chez les grandes entreprises. Le second verrou est juridique : l'article 7 de la convention collective des entreprises de propreté transfère à l'entreprise entrante le personnel affecté au site, à conditions maintenues. Gagner un appel d'offres, ce n'est pas acheter des heures, c'est hériter d'un effectif, et deux arrêts de la Cour de cassation de 2025 en précisent la portée financière.
Cette étude s'adresse à qui veut créer une entreprise de nettoyage, répondre à des marchés publics, reprendre une société de propreté, rejoindre un réseau de ménage à domicile ou financer l'un de ces projets. Elle donne la grille de salaires en vigueur au 3 août 2026 (12,52 € de l'heure pour un agent de service, soit 1,7 % au-dessus du SMIC), les prix réellement payés par des acheteurs publics sur des marchés attribués en 2026, les indices de prix segment par segment, les obligations nouvelles de l'année (certibiocide au 1er janvier 2026, garantie financière des services à la personne au 31 juillet 2026, facturation électronique au 1er septembre 2026), les comptes déposés des principaux acteurs et, tout aussi important, la liste de ce qui n'est mesuré par personne.